samedi 2 avril 2011

Notes (sur le sonore)

Jacques Attali, Bruits (essai sur l'économie politique de la musique)_ Presse Universitaires de France 1977.

La musique met en jeu des outils (voix, instruments), des lieux de stockage (griots, jongleurs, partitions, disques) et des réseaux de diffusion, c'est à dire un ensemble de canaux mettant en rapport la source musicale et ceux qui l'écoutent. [...] Un réseau peut être détruit par des bruits qui l'agressent et le transforment, si les codes en place ne peuvent normaliser et réprimer ces bruits.[...] Le bruit est la source de ces mutations de codes structurants. Car il est en effet, en lui même, malgré la mort qu'il contient, porteur d'un ordre, d'une information neuve. [...] Cette idée qu'un bruit, ou une musique même, peut détruire un ordre sociale n'est pas neuve. On l'a trouve chez Platon (La république,424.) :" Par la musique, cet esprit révolutionnaire s'insinue très facilement et sans qu'on le remarque, comme s'il n'était que jeu et que rien de mal n'en dût sortir.

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