mardi 2 septembre 2008

LE SONORE (notes sur)

Comparé à toutes les choses que la musique contient de secret, cette histoire est presque silencieuse, mais c'est celle-là que je vais raconter en premier...

En 1980 […] Darby Crash des Germs attrapa le virus […] Gisant torse nu, il brandissait un marqueur et invitait le public à écrire sur son corps […] C'était comme s'il avait branché son corps sur la sono, de telle sorte que ses circuits rendent des sons audibles à travers les gribouillages sur sa peau, comme si, au moment où il brandissait au public son feutre magique, qui aurait pu aussi bien être un micro, sa propre voix sortir d'autres bouches?



"Belsen Was a Gas" est le seul morceau joué au Winterland par les Sex Pistols qui ne figurait pas sur disque _ que la foule ne connaissait pas. C'était un morceau brutal, moche, stupide, conçu, dit-on par Sid Vicious, le brutal, le plus moche, le plus stupide des membres du groupe. ça manquait tout à la fois de la poésie d' "Anarchy", de "Bodies" et de "Pretty Vacant" c'était de la merde. Le public était coincé dans la chanson; quelque chose alors déchaîna dans la foule se capacité et son besoin de hurler en chœur le refrain dès la deuxième fois qu'il fut joué, et "Belsen Was a Gas" n'a même pas de vrai refrain. De même les gens avaient, un peu plus tôt, lancé sur la scène des objets qu'il avaient amenés avec eux, ils renvoyaient maintenant les morceaux qui leur était jeté. Greil Marcus _Lipstick Traces

" J'ai vu Sid Vicious aussi à la fin des années 70, au Max's Kansas City. Je comprenais mieux encore ce rapport avec la performance. Il y avait quelque chose de tellement destructeur dans sa présentation ; une négation de lui-même complète, il était une loque, torse nu, blessé, ses bras étaient piqués, c'était certainement une performance minable mais il était clair qu'il n'avait aucune intention de plaire."
Christian Marclay

WANNABE
meilleure vente du single féminin,
7 semaines au Hit (GB) 1996
4 millions de disques vendu.







Se divertir est devenu une nécessité. Cette assertion semble impossible à soutenir : se divertir peu-il être nécessaire au même titre que se nourrir, se vêtir ?...Le problème dans l'énoncé qui précède ne vient pas du mot "nécessité" mais de la notion de "divertissement". Il y a peine vingt ans "divertissement" aurait servi convenablement à qualifier la vaste majorité des films, des productions de télévision, de radio, les imprimés populaires et les sons enregistrés. Mais aujourd'hui le terme ne convient plus, dépassé qu'il est par les événements. Le rôle de ces médias est maintenant bien plus varié et décisif que d'être d'agréables passe-temps. Dans leurs procédés techniques, mécaniques, les médias sont resté essentiellement les mêmes. Mais dans leur utilité sociale et individuelle ils ont complètement changé. L'industrialisation du monde à marche forcée depuis le dix-neuvième siècle est largement réputée responsable d'avoir infligé un sévère défi à l'identité individuelle : un monde standardisé à l'efficacité croissante compromet la liberté individuelle, son importance et ses chances, avec comme sensation résultante la perte de sa propre identité. Warner Communication_rapport annuel 1977.

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